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The End Of The World, nouvelle version

Si vous aimez l’animation image par image, la naïveté des films muets de science-fiction, les représentations de dinosaures grossièrement inexactes et obsolètes, Willis O’Brian, Georges Méliès, Conan Doyle et Jules Verne, installez vous sur vos sièges, ajustez vos nœud-papillons et enfilez vos guêtres, vos chapeau-cloche et vos long colliers de perles :

Le (brillant) Morgann Gicquel viens de finaliser la post-production et enfin mettre en ligne la version révisée de The End Of The World !

Bande son nouvelle et originale par Sebastian Ferreira, montage plus efficace, intertitres entièrement refaits …
Et de nouveaux effets spéciaux, créés grâce à votre serviteur ! (entre autre. C’est un travail d’équipe.)

Bonne séance !



« Dust ». Une quête écologique dans un monde post-apo.

Je ne sais absolument rien de ce film à part ce qu’on peut voir dans la bande annonce. Et qu’il a été financé par financement participatif via Kickstarter.

Ça a l’air prometteur et poétique ! J’espère un film à la Mushishi, où les difficultés sont surmontées par le courage et la compréhension plutôt que par la force. La toute fin de la bande annonce n’est pas très bon signe ceci dit .. mais croisons les doigts. On ne sait jamais: Peut-être que la créature cherche quelque-chose dans la poche du mec et qu’elle s’en ira d’elle-même une fois qu’il aura compris ? Et que l’histoire prendra une direction qui n’a rien à voir avec celle du film Pitch Black ?

Parce que -bon sang !- il y a incroyablement peu, voir pas du tout, de problèmes à grande échelle, écologique ou non, qui soient résolu à coup de flingue. Est-ce qu’il ne serait pas temps que la fiction commence à refléter ça ?

Guillermo Del Toro parle de son goût pour les Kaiju

« Il y a quelque-chose de vraiment pur et plein d’affection (nb : pour les créatures), dans les films de monstre. Et plus encore dans les films de Kaiju »
["There is something very pure and very full of love, in monster movies. Even more so in Kaiju movies"]

Vidéo malheureusement pas sous-titrée français.

Et ils les aiment, ses créatures !
Dans une décennie plutôt médiocre niveau monstre (oui, vous m’avez bien lu. Je développerais peut-être dans un prochain poste) -au grand désespoir des amoureux des monstres tel que votre serviteur- ceux de Del Toro se détachaient vraiment du lot, pour leur originalité et leur personnalité.
Bien sûr on pense tout de suite à la faune du Labyrinthe de Pan. Mais déjà du temps de Mimic on pouvait sentir qu’il ne se contentait pas de façonner des monstres juste pour avoir quelque-chose qui tienne le rôle du truc non-humain sur lequel les gentils tirent, fuient et finissent par détruire dans une énorme explosion.
Même si c’est effectivement exactement ce qui arrive dans Mimic.

Pacific Rim ne fait pas exception et ses Kaiju on vraiment de la gueule.
-Au fait, petit moment de pédanterie : « Kaiju » ne veut pas dire « monstre géant ». Comme l’actrice Rinko Kikuchi l’explique dans l’interview ci-dessus, le mot signifie simplement « monstre » (littéralement « bête étrange »). Pour dire « monstre géant » on dit « Daikaiju ». Et pendant qu’on y est, « Jaeger » ne veut pas non plus dire « chasseur » en allemand. A mon avis ça doit être un genre de référence cachée à « Jet Jaguar » (« Jetto Jagã », comme le prononcent les japonnais) le gentil robot géant de Godzilla vs Mégalon.-

D’abord, ils sont très diversifiés. Comme un des protagonistes l’expose dans le film, chaque kaiju est différent et vraiment unique y compris ceux qui n’apparaissent à l’écran qu’une fraction de secondes. Kaiju crabe, kaiju requin, kaiju lézard, kaiju à tête en forme de lame de hache … C’est bourré de références, balancées de façon furtives.
Mais quand même originaux en eux-même; une animation de très bonne qualité; étrangement crédibles (sans rien dévoiler, à un moment du film on a un aperçu furtif de l’endroit d’où ils proviennent. Et Del Toro est parvenu à les placer dans un contexte cohérent. Ce qu’aucun film de Daikaiju -mis à part peut-être The Host- n’était parvenu à réussir de façon vraiment juste)

Seule petite réserve : Presque pas de jeu au niveau des couleurs. On peut supposer qu’ils ont gardés un thème de couleurs constant pour que les monstres gardent une cohérence dans leurs diversité de forme, mais en s’imposant cette direction ils se sont coupés de beaucoup de possibilités créatives et sans que cela soit, au fond, vraiment nécessaire.
Je veux dire : ce sont des monstres, ils sont géants. Avec quoi est-ce qu’on risquait de les confondre ?

Dernière note à propos du film. Il y a quelques années se murmurait l’adaptation prochaine sur grand écran d’un jeu de plateau appelé Monsterpocalypse dans lequel des monstres géants (certains d’entre eux étrangement familiers …) sont lancés contre d’autres monstres géants et des robots. Plus de nouvelles depuis, mais je soupçonne que ça pourrait faire partie de l’inspiration non dite derrière Pacific Rim. Constatant que le jeu n’est pas crédité, il est tout à fait possible qu’ils aient décidés de s’approprier l’idée sans s’embarrasser de rendre à César ce qui est à César. Ça ne serait certainement pas une première pour les cadres d’Hollywood, qui décidément ne déteste les vols de propriété intellectuelle qu’aussi longtemps que ce ne sont pas eux qui les commettent.

« Il y a une grosse araignée dans le bureau »

Attention, vidéo déconseillée aux arachnophobes.

Un poil de vidéo mapping génialement détourné.
De la sobriété dans l’exécution.

L’irruption de la fiction dans l’horizon ordinaire quotidien.

D’un coup réaliser que le monde contemporain nous conduit à vivre tous dans des boites de plexiglas, où notre soi rampant, beau, chaotique et obscure, notre côté arachnéen, est abandonné à paniquer en vain.